Crédit immobilier : comment payer moins cher ?

Un crédit immobilier engendre des frais qui intègrent notamment les intérêts de l’emprunt. Il existe des solutions quand souhaite faire baisser le coût global d’un crédit immobilier. On fait, pour vous, le tour de la question.

Comment réduire le coût d’un emprunt ?

Le coût d’un emprunt se calcule en fonction du taux qui a été choisi et de la durée du prêt. Plus l’emprunt est long, plus le taux est haut et plus les intérêts sont élevés : le coût du prêt est alors plus important. Pour réduire le coût d’un emprunt, il faut donc chercher à en baisser le taux ou en réduire la durée.

Lorsqu’on parle de “taux du prêt”, il faut savoir qu’il s’agit en fait du TAEG, le Taux Annuel Effectif Global. Le TAEG réunit tous les frais qui sont occasionnés par le prêt : les intérêts bancaires, les frais de dossier décidés par la banque, le coût de l’assurance obligatoire, les éventuels frais de courtage, etc. On parle généralement d’intérêts de remboursement pour désigner l’ensemble de ces frais. Il est possible de réduire le coût global d’un crédit en allégeant un de ces critères constitutifs du TAEG.

Lorsque les taux sont moins élevés qu’au moment de la souscription d’un emprunt, il peut être avantageux de profiter de cette baisse pour revoir le taux d’intérêt, et espérer ainsi alléger le coût global du crédit. La démarche est alors de renégocier le taux du crédit avec la banque pour réduire les intérêts. Pour cela, deux solutions existent : la renégociation du prêt ou le rachat du crédit immobilier. Ce sont deux démarches totalement différentes qui n’ont pas les mêmes conséquences ni les mêmes implications financières. Il convient donc d’étudier en détail les avantages et les coûts induits par chaque option.

Comment renégocier son prêt immobilier ?

La démarche consiste à renégocier les conditions de remboursement du crédit avec la banque qui est à l’origine du contrat d’emprunt. Il s’agit donc de prendre contact avec le conseiller bancaire pour lui demander une renégociation de prêt. Cette renégociation portera en particulier sur le taux, si la conjoncture est favorable et que les taux d’emprunt proposés sont en baisse.

Que signifie “racheter son crédit immobilier” ?

Un rachat de crédit immobilier est une démarche différente d’une renégociation de prêt, mais permet également de bénéficier de taux plus avantageux. Il s’agit de s’adresser à une autre banque que celle avec laquelle le crédit immobilier à été souscrit. On sollicite alors des établissements bancaires concurrents. Ces autres banques vont proposer de racheter le prêt qui est cours dans le but d’en mettre un nouveau en place avec de nouvelles conditions. Le nouveau prêt comprendra le montant global du prêt qui est racheté, auquel il faudra ajouter les frais que ce rachat a engendré (à minima : des frais de remboursement anticipé et des frais de dossier). Il est clair que cette solution entraîne plus de frais qu’une renégociation simple et, pour qu’elle reste intéressante, il faut que le taux d’intérêt soit encore plus bas.

Quelles sont les conditions pour qu’il soit avantageux de renégocier ou racheter un prêt ?

Avant d’accepter de nouvelles modalités après un rachat ou une renégociation de votre prêt, il est important de s’assurer que les conditions soient réellement avantageuses pour vous. Pour cela, de nombreux outils de simulation existent, en ligne, sur Internet. Ces outils vous permettent de calculer le coût réel d’un prêt et de comparer ainsi les différentes offres qui vous sont proposées.

De façon générale, il faut considérer qu’il doit y avoir au moins un point de différence entre le taux de votre emprunt existant au départ et le nouveau taux qui vous est proposé. Si cette différence est inférieure, il est fort probable que les frais engendrés par le rachat ou la renégociation soient trop importants pour que l’opération finale reste avantageuse pour vous. Plus cette différence est élevée au-dessus d’un point, et plus vous serez gagnant par rapport au coût global de votre emprunt.

Il est important de prendre en compte la totalité des frais et de ne pas se baser uniquement sur le taux d’intérêt, car, parfois, les coûts induits par l’assurance de prêt ou encore les frais de dossier peuvent alourdir l’opération de façon trop importante.