Qu’est-ce qu’un PRL ?

Alors que les campings ont pour vocation d’accueillir des touristes de passage, la création de parcs résidentiels de loisirs permet justement de libérer des emplacements dans ces hôtels de plein air. Les PRL proposent rarement des emplacements nus mais plutôt des habitations légères de loisirs (HLL) et des résidences mobiles de loisirs, répondant aux attentes de clients qui souhaitent y séjourner plus durablement voire s’y installer.

PRL et campings : différences et points communs

L’une des premières différences est en rapport avec les offres en matière d’hébergement. On peut certes trouver des HLL (chalets, lodges) des mobile-homes aussi bien dans les campings que dans les PRL, mais ces derniers ne proposent presque jamais d’emplacements nus.

L’autre différence concerne l’aménagement des parcelles. Dans un parc résidentiel notamment, la superficie des emplacements doit être d’au moins 200 m2, ce qui laisse suffisamment d’espace aux camping-cars et caravanes circuler et stationner librement. A titre de comparaison, les parcelles des hôtels de plein air ont une superficie de 80, 100 ou 120 m2 ; on peut trouver des emplacements de 150 ou 160, mais c’est assez rare.

Mais entre les campings et les PRL, il n’y a pas que des différences. Les uns et les autres se rejoignent sur certaines de leurs prestations, proposant entre autres des piscines, des aires de jeux, des parkings, un service de gardiennage et d’entretien, des installations sanitaires et divers services parahôteliers.

L’autre point commun réside dans l’importance du règlement intérieur. Dans les PRL comme dans les campings, en effet, les résidents sont tenus de se conformer aux règles préétablies – concernant l’accès à certains services ou équipements, la présence éventuelle d’animaux de compagnie, etc. –, le but étant notamment de préserver une bonne entente entre tous les utilisateurs de lieux.

Par ailleurs, dans la majorité des cas, ces deux types d’établissements affichent leurs engagements en matière de responsabilité environnementale. PRL et campings sensibilisent leurs résidents entre autres via des guides et des panneaux d’affichage, et mettent en œuvre des solutions pratiques pour la gestion des déchets, l’économie d’énergie…

PRL sous régime hôtelier et PRL avec cession de parcelles

Les PRL proposent notamment des parcelles que les clients peuvent louer pour la période qui leur convient – une nuit, une semaine, un mois ou une année. Les résidents peuvent également y louer des mobile-homes ou des HLL, de type chalets ou lodges. Faisant l’objet d’un classement touristique, ces établissements s’adressent essentiellement à des publics de passage.

Dans les parcs résidentiels avec cession de parcelles, les clients peuvent louer ou acquérir des terrains et/ou des logements. Si certaines familles font le choix de louer la parcelle pour y installer un chalet ou un mobile-home, d’autres estiment plus avantageux d’acheter et le foncier et le logement.

Quand on est propriétaire de la parcelle et de l’hébergement qui s’y trouve, on jouit en effet d’une plus grande liberté d’utilisation : on peut y venir et y inviter des proches quand on le souhaite. Et pour éponger les charges et taxes, on peut toujours miser sur les revenus locatifs – en tant que propriétaire, on peut mettre le logement en location, sans l’aval de l’exploitant et sans avoir à le commissionner.

Les PRL sont soumis à de nombreuses règles

La création, les aménagements et les installations concernant les parcs résidentiels sont notamment soumis aux normes en matière d’urbanisme.

  • Les parcelles doivent avoir une superficie minimale de 200 m2
  • L’exploitant doit consacrer au minimum 20 % de la superficie du domaine pour les services communs, les espaces libres et les jeux
  • Si le gérant est en droit d’améliorer le parc, notamment en réalisant des aménagements ou des installations, il doit s’assurer que les travaux en question sont conformes aux règles en matière d’urbanisme
  • Quand la végétation du parc arrive à maturité, les façades des HLL et des résidences mobiles de loisirs doivent représenter un tiers de ce qui est visible depuis l’extérieur