Quel salaire pour emprunter 400 000 euros pour un achat immobilier ?

Avant de trouver le bien immobilier qui vous convient et signer une promesse de vente, il est important de ne pas brûler les étapes. Pour vous organiser au mieux et éviter ainsi les mauvaises surprises, il est important de procéder par ordre. Avant de chercher votre future maison ou appartement, déterminez la somme que vous ne pouvez pas dépasser. Si vous voulez disposer de 400 000 €, quel est le montant de revenus nécessaire pour cet achat ? On fait le point pour vous.

Évaluer son apport personnel

L’apport personnel est une garantie importante pour une banque lorsqu’on demande un crédit immobilier. Elle prend en considération différents critères et notamment l’épargne mobilisable qui doit, généralement, être équivalente à 2 ou 3 mois de salaire, au minimum. Cette somme doit pouvoir financer les frais liés au projet d’acquisition, comme les frais de notaire, ainsi que tout ce qui n’est pas intégré au prêt immobilier.

Estimer son taux d’endettement

L’étape cruciale dans le montage d’un dossier de demande de prêt immobilier est de réussir à déterminer le montant des mensualités de remboursement. Les banques ne peuvent pas octroyer un prêt qui entraîne un taux d’endettement supérieur à 33 %. Cela signifie que les mensualités de remboursement du prêt ne peuvent pas dépasser 33 % des revenus mensuels du foyer. Il faut néanmoins moduler cette règle avec différents éléments. En effet, le taux d’endettement est valable pour toutes les dettes du ménage. Il faut donc cumuler, à la mensualité du crédit immobilier, l’ensemble des autres mensualités des prêts déjà contractés.

Connaître le salaire minimum pour un prêt immobilier de 400 000 euros

Puisque le remboursement du prêt ne doit pas dépasser 33 % des revenus mensuels, le montant des revenus à percevoir pour pouvoir obtenir un emprunt de 400 000 € dépend aussi de la durée du prêt. Plus la durée sera longue, plus les mensualités baisseront.

Sur une durée de 10 ans, emprunter 400 000 € déclenchera une mensualité de remboursement de 3 333 €, ce qui nécessite donc un salaire de 10 100 € minimum. Sur 15 ans, la mensualité sera de 2 222 € et un salaire de 6 733 € sera indispensable. Sur une durée de 20 ans, le prêt de 400 000 € entraînera un remboursement de 1 666 € par mois, et un salaire de 5 048 € minimum sera exigé. Sur 25 ans de durée de crédit, il faudra rembourser 1 333 € tous les mois et avoir un salaire de 4 039 €. Enfin, sur 30 ans, un prêt immobilier de 400 000 € déclenchera des mensualités de 1 111 € et nécessitera un salaire de 3 366 € par mois. Ces montants s’entendent pour un prêt qui englobe le coût de l’achat du bien immobilier, les frais de notaire, le taux d’intérêts du prêt et les frais bancaires qui y sont liés. Cela signifie donc qu’avec un prêt à rembourser de 400 000 €, vous ne pouvez pas acquérir une habitation avec un prix de vente de 400 000 €. Il faut penser à intégrer tous les frais à cette somme.

Se faire aider pour les démarches

Il est utile, avant de faire la moindre démarche, d’effectuer une simulation en ligne pour définir précisément le montant du salaire nécessaire en fonction de la somme que vous souhaitez emprunter. Cet outil est gratuit, sans engagement et il peut s’avérer très utile pour préparer votre dossier de prêt et orienter vos demandes auprès des établissements bancaires.

Faire appel à un courtier immobilier est aussi un moyen de mettre toutes les chances de votre côté. Ce professionnel connaît parfaitement les marchés financiers liés à l’immobilier et il vous apportera son expertise. Il vous fera bénéficier de son réseau de partenaires pour obtenir les meilleures offres bancaires du marché, adaptées à votre situation. Vous obtiendrez des conseils personnalisés qui vous orienteront vers le meilleur choix. Les courtiers peuvent être rémunérés soit en facturant une prestation au souscripteur du prêt, soit avec une commission versée par la banque. Lorsque le courtier fonctionne de cette façon, l’opération est gratuite et transparente pour le demandeur du crédit. Avant d’envisager de faire appel à un courtier, veillez à l’interroger sur ses modalités de rémunération.